Souvenir d’Alfred Desrochers

J’ai toujours été fasciné par cette page de garde qu’on trouve dans certains livres, où l’on peut lire un message du genre « Il a été tiré de ce livre 58 exemplaires sur papier surfin de Hollande, avec dessins de l’auteur, etc. ». Eh bien, j’en possède un désormais (sans dessins de l’auteur, cependant!).

C’est mon père qui m’a offert ce trésor familial. Il le tenait lui-même de son père Alphonse, lequel l’avait reçu des mains d’Alfred DesRochers le 28 novembre 1929. Il s’agit du numéro 21 des 78 exemplaires de l’édition originale de À l’Ombre de l’Orford. Le livre constituait, comme le dit la note sur la couverture « Les étrennes d’Alfred Desrochers à ses parents, ses bienfaiteurs, ses amis et ses connaissances pour le jour de l’an de grâce 1930 ». Un joli cadeau des Fêtes, en somme!

À l’ombre des ancêtres

La couverture en carton a un peu souffert, mais l’intérieur est encore très beau. Il est surprenant de voir à quel point les livres peuvent bien vieillir; celui-ci ne fait vraiment pas ses 83 ans… Mon grand-père travaillait à l’époque au journal La Tribune, où DesRochers était aussi employé. (C’est d’ailleurs sur les presses de La Tribune qu’a été imprimée l’édition originale du livre, le 30 octobre 1929.) Ils se connaissaient donc bien, comme le laisse entendre la dédicace du poète, que voici:

J’aime bien imaginer mon grand-père et DesRochers, Alphonse et Alfred, le midi, en train de manger un sandwich ensemble avant de rejoindre chacun leur occupation dans ce journal plus jeune qu’eux. Deux copains dans un Québec en train de changer, « fils déchus » peut-être, mais trimant à leur façon, tout comme ces autres travailleurs qu’aimait tant décrire le poète:

Alfred DesRochers a occupé divers métiers avant de travailler comme journaliste, puis traducteur. C’était un amoureux des mots, des histoires et de la magie qui permet aux uns de faire naître les autres. Et sûrement bien d’autres choses encore… Et vous, qu’est-ce qu’évoque pour vous Alfred DesRochers?

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Une réponse so far.

  1. André Bergeron dit :

    Ce volume ne pouvait pas se retrouver en de meilleures mains, de celles qui jouent avec les mots et les mettent sur le papier pour en faire des rêves

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