• Un saut à Bologne

    Fin septembre, j’ai eu la chance de faire un saut à Bologne, en Italie, afin de visiter CERSAIE à titre de représentant du magazine Intérieurs. CERSAIE? C’est un salon international de céramique pour l’architecture. Très intéressant, bien que parfois répétitif. La céramique imitation bois fait fureur, et on en voit partout. Mais les fabricants qui font preuve de créativité se démarquent et proposent des produits parfois intrigants, comme ceux-ci: Mais je voulais aujourd’hui dire un mot sur Bologne elle-même, rester dans le cœur serré de la ville, et ne pas me perdre dans sa banlieue proche, où se trouvait le site de la foire. La ville est reconnue pour ses…

  • Belles bêtes – Les Kelpies d’Andy Scott

    Ils sont magnifiques. Les chevaux de métal du sculpteur Andy Scott semblent sortir de terre. Ils sont gigantesques: on ne voit d’eux que l’encolure et la tête, qui culmine à 30 m du sol. Dans la vidéo ci-dessous, on suit les imposants travaux qui ont permis de les construire à partir d’une immense structure d’acier. Ce sont les Kelpies. Les kelpies? Ce sont des êtres fantastiques de la mythologie celtique, des chevaux qui hantent les rivières et les lacs, ces eaux mystérieuses et sombres dont on se méfiait autrefois. S’immisçant dans la vie des hommes, ils les attirent, les envoûtent… et la rencontre inévitable a le plus souvent des conséquences…

  • Marche, coïncidence et mise en abîme

    C’est le cas de le dire. Hier, je révisais un texte lié à l’exposition à venir du Centre des sciences de Montréal sur la grotte de Lascaux. Il y était question de préhistoire, de ces peintures et gravures que nous ont laissées ceux qui nous ont précédé sur notre bonne vieille Terre, comme disait le capitaine Haddock. On en trouve bien des exemples au Québec, d’ailleurs. Mais il y avait aussi une ligne du temps où l’on notait l’apparition du bipédisme. Ce qui fait de nous des humains. Or, en marchant vers le bureau coopératif ECTO ce matin, j’écoutais une émission que j’aime bien, Ideas de la CBC, sur la…

  • Gaudi rencontre Giger à l’ère de l’architecture imprimée

    Époustouflant. Je ne vois pas d’autre mot. Ils sont deux architectes suisses, et ils ont construit une pièce dans laquelle on peut entrer, sorte de grotte technogothique, avec des éléments réalisés par une imprimante 3D. Coup d’oeil sur un nouveau monde. Leur style? Ils l’appellent le « grotesque numérique ». On se trouve donc devant une décor ornemental avant tout, destiné à explorer les possibilités de cette nouvelle façon d’envisager l’environnement bâti. Mais quelles possibilités! En voyant cela, on pense bien sûr aux oeuvres de Gaudi, mais aussi à l’univers biomécanique troublant de l’artiste H.R. Giger. Qui, coïncidence ou pas, est Suisse lui aussi. Avec une architecture issue d’algorithmes, Hansmeyer et Dillenburger…

  • Carlos, la terreur du design!

    Le magazine Intérieurs publie dans son plus récent numéro un article écrit par moi sur le designer Carlos Pujol. Une belle découverte que cet iconoclaste qui ne prend pas les choses trop au sérieux mais travaille en profondeur. Un poète de l’espace, en tout cas, ça oui. Ça vaut le détour. Les images sont ici. Voici le texte. Et suivez le guide pour le site Web de Carlos.

  • La Machine pneumatique, ou l’inventeur de constellations

    Trois étoiles reliées par deux droites imaginaires. Un grand angle reposant sur ses extrémités dans le ciel austral. Comme je ne suis jamais allé dans l’hémisphère sud, je n’ai jamais pu observer la Machine pneumatique, mais on trouve facilement des représentations de cette constellation bien ordinaire, nommée par Nicolas Louis de Lacaille en 1752. L’origine des constellations est un sujet qui m’a toujours fasciné. Dans l’hémisphère nord, l’héritage grec constitue la trame qui soutient la tapisserie du ciel, et chacune des images que l’on s’imagine y voir renvoie à un mythe ou à un symbole, tous plus farfelus et merveilleux les uns que les autres. C’est le domaine des dieux,…

  • La magie d’Andy Goldsworthy

    Connaissez-vous Andy Goldsworthy? Pour moi, ce nom évoque des paysages magiques dans lesquels on trouve des spirales colorées faites de feuilles ou de galets, des assemblages de branches se reflétant dans un plan d’eau calme, des murs de pierre aux parcours poétiques. C’est que le matériau de base de cet artiste, c’est la nature. Goldsworthy construit des installations temporaires avec les objets qu’il trouve sur place, dans la nature. Dans la forêt, il crée des serpents jaunes ou rouges en feuilles échappées par l’automne. À la surface d’un étang, il invente un réseau de feuilles longues et vertes, et remplit quelques-uns des espaces entre elles de baies rouges: le tout…

  • Souvenir d’Alfred Desrochers

    J’ai toujours été fasciné par cette page de garde qu’on trouve dans certains livres, où l’on peut lire un message du genre « Il a été tiré de ce livre 58 exemplaires sur papier surfin de Hollande, avec dessins de l’auteur, etc. ». Eh bien, j’en possède un désormais (sans dessins de l’auteur, cependant!). C’est mon père qui m’a offert ce trésor familial. Il le tenait lui-même de son père Alphonse, lequel l’avait reçu des mains d’Alfred DesRochers le 28 novembre 1929. Il s’agit du numéro 21 des 78 exemplaires de l’édition originale de À l’Ombre de l’Orford. Le livre constituait, comme le dit la note sur la couverture «…

  • Un après-midi en mer

    Lors que je suis entré dans la grande nef, le premier de mes sens à s’éveiller a été l’odorat. L’air était empli de la senteur apaisante du bois. Partout autour de moi, les planches blondes formaient des panneaux et de grandes envolées de courbes qui construisaient le décor de cet immense espace intérieur. Je veux parler bien sûr de la Maison symphonique de Montréal. Avant de quitter pour une tournée en Amérique du Sud, l’Orchestre symphonique de Montréal a eu une bonne idée: organiser une répétition publique. Et une deuxième: organiser un concours pour offrir des billets. C’est ainsi que je me suis retrouvé hier tout en haut de cette…

  • Pourquoi se raser la tête ?

    Ça y est, c’est fait. J’y pense depuis plusieurs semaines, mais je me suis officiellement inscrit hier au Défi Têtes rasées Leucan. Ça veut dire que je vais me raser le coco. Tout ça a commencé bien innocemment, par le biais d’un contrat. En effet, je travaille à l’occasion pour des magazines, et j’avais donc une entrevue à réaliser pour Espace D, le magazine des caisses Desardins. C’est ainsi que j’ai rencontré Denis Caouette. M. Caouette est un ex-président du CA de Leucan, organisme auprès duquel il a été actif durant sept ans. Ce n’est pas vraiment un engagement qu’il a choisi, puisque tout a commencé alors que sa fille…