• Souvenir d’Alfred Desrochers

    J’ai toujours été fasciné par cette page de garde qu’on trouve dans certains livres, où l’on peut lire un message du genre « Il a été tiré de ce livre 58 exemplaires sur papier surfin de Hollande, avec dessins de l’auteur, etc. ». Eh bien, j’en possède un désormais (sans dessins de l’auteur, cependant!). C’est mon père qui m’a offert ce trésor familial. Il le tenait lui-même de son père Alphonse, lequel l’avait reçu des mains d’Alfred DesRochers le 28 novembre 1929. Il s’agit du numéro 21 des 78 exemplaires de l’édition originale de À l’Ombre de l’Orford. Le livre constituait, comme le dit la note sur la couverture «…

  • Un après-midi en mer

    Lors que je suis entré dans la grande nef, le premier de mes sens à s’éveiller a été l’odorat. L’air était empli de la senteur apaisante du bois. Partout autour de moi, les planches blondes formaient des panneaux et de grandes envolées de courbes qui construisaient le décor de cet immense espace intérieur. Je veux parler bien sûr de la Maison symphonique de Montréal. Avant de quitter pour une tournée en Amérique du Sud, l’Orchestre symphonique de Montréal a eu une bonne idée: organiser une répétition publique. Et une deuxième: organiser un concours pour offrir des billets. C’est ainsi que je me suis retrouvé hier tout en haut de cette…

  • Pourquoi se raser la tête ?

    Ça y est, c’est fait. J’y pense depuis plusieurs semaines, mais je me suis officiellement inscrit hier au Défi Têtes rasées Leucan. Ça veut dire que je vais me raser le coco. Tout ça a commencé bien innocemment, par le biais d’un contrat. En effet, je travaille à l’occasion pour des magazines, et j’avais donc une entrevue à réaliser pour Espace D, le magazine des caisses Desardins. C’est ainsi que j’ai rencontré Denis Caouette. M. Caouette est un ex-président du CA de Leucan, organisme auprès duquel il a été actif durant sept ans. Ce n’est pas vraiment un engagement qu’il a choisi, puisque tout a commencé alors que sa fille…

  • Traduire pour qui ?

    Un ami m’a prêté récemment Essex County, une BD de Jeff Lemire. Je sais, je sais: quand ça fait plus de 48 pages et que c’est de format livre, il faut dire « roman graphique », maintenant. Mais bon, pour moi, ça reste de la BD. C’est un excellent livre. Une histoire touchante, centrée sur le destin des membres de la famille Lebeuf. (On croise aussi des Papineau, Chevalier, Quenneville, ce qui m’a surpris dans cette histoire qui se déroule en grande partie près de Windsor, en Ontario.) Le dessin est expressionniste, sombre, un noir et blanc où le noir prend beaucoup de place. Le livre, évidemment, est traduit en…